La plupart des cahiers des charges supposent un client capable de manipuler une petite fermeture à deux mains, de distinguer quatre couleurs proches et de tolérer un objet au poignet pendant une semaine. Chacune de ces hypothèses exclut une partie réelle de la clientèle.

Sur cette page
  1. Utilisation à une main
  2. La couleur n’est pas un signal universel
  3. Confort et sensibilités sensorielles
  4. Hauteur et zone d’atteinte du lecteur
  5. Éléments à inclure dans le cahier des charges

Utilisation à une main

Un client dont l’usage d’une main est limité ne peut pas fermer seul la plupart des systèmes de fermeture réglables. Il en va de même pour un parent qui porte un enfant, situation bien plus fréquente et révélatrice de la même lacune de conception.

Les mesures sont simples : le personnel met l’identifiant d’accès en place au lieu de seulement le remettre ; des bracelets sans système de fermeture sont proposés aux clients qui en ont besoin ; et une carte est disponible lorsque le port d’un bracelet n’est pas adapté.

Une gamme réaliste de bracelets RFID en silicone, tissu, papier et bois
MATÉRIAU + USAGE / CONSTRUCTION RÉELLE

La couleur n’est pas un signal universel

Les déficiences de la vision des couleurs concernent une part significative des clients et du personnel. Un système de niveaux différenciés par de simples nuances, plutôt que par des teintes nettement distinctes, est illisible pour certains ; il le devient pour tous lorsqu’il est mouillé ou que la lumière baisse.

Lorsque la couleur a une signification, un second repère — mot imprimé, forme distincte ou conception différente — rend le système accessible à tous, et pas seulement à la majorité.

La couleur ne doit jamais être le seul repère

Lorsqu’un niveau, un créneau ou une catégorie de sécurité compte, ajoutez un second repère. Cela ne coûte rien au stade de la conception et élimine une défaillance invisible pour la personne qui rédige le cahier des charges.

Confort et sensibilités sensorielles

Certains clients ne peuvent pas tolérer pendant une semaine une texture, une couture ou un système de fermeture au poignet. Il ne s’agit pas d’une préférence qu’on peut les convaincre d’abandonner ; un établissement dont le seul identifiant d’accès est un bracelet n’a aucune solution à leur proposer.

Une carte associée à la même identité résout entièrement le problème. Il est utile d’en conserver un petit stock à cette fin, même dans un établissement ayant choisi les bracelets comme format principal.

Un client présentant un bracelet RFID en matière naturelle à un lecteur de l’établissement
PRODUCTION + CONTRÔLE / PROCESSUS RÉEL

Hauteur et zone d’atteinte du lecteur

Un lecteur RFID installé pour un adulte debout peut se trouver hors de la zone d’atteinte confortable d’un client en fauteuil roulant. L’obligation de présenter l’identifiant d’accès sous un angle peu naturel aggrave encore le problème.

Il s’agit davantage d’une question d’implantation du lecteur RFID que d’identifiant d’accès, mais elle relève de la même réflexion. Mieux vaut la traiter pendant les essais des lecteurs RFID qu’après une réclamation.

Éléments à inclure dans le cahier des charges

Une solution sans système de fermeture ou une carte conservée en stock. Un second repère partout où la couleur a une signification. Le personnel met l’identifiant d’accès en place au lieu de simplement le remettre. Enfin, le test du lecteur RFID couvre une présentation en position assise comme debout.

Aucune de ces mesures n’entraîne de coût significatif et, ensemble, elles couvrent la plupart des mécanismes par lesquels un programme d’identifiants d’accès peut exclure discrètement certaines personnes.

Règle de compatibilité

La compatibilité est confirmée par rapport au système de fermeture, à la technologie d’identifiant d’accès et aux exigences d’encodage de l’établissement avant la production. Nous ne revendiquons aucune compatibilité universelle.

Questions que cela soulève

01Quelle solution de remplacement faut-il conserver en stock ?+

Une carte associée à la même identité et un bracelet sans système de fermeture. Ensemble, ces solutions répondent aux besoins des clients qui ne peuvent pas manipuler seuls une fermeture d’une main et de ceux qui ne tolèrent pas le port d’un bracelet ; un petit stock suffit.

02Le codage couleur pose-t-il problème ?+

Seulement lorsqu’elle constitue l’unique repère. Les déficiences de la vision des couleurs concernent une part significative des clients et du personnel ; toute palette devient aussi difficile à lire lorsqu’elle est mouillée ou sous un faible éclairage. Un second repère — mot, forme ou conception — rend le système accessible à tous.

03Ces mesures entraînent-elles un coût supplémentaire ?+

Très peu. Il suffit d’un petit stock de solutions de remplacement, d’un second repère dans le graphisme, d’une mise en place par le personnel et d’un essai du lecteur RFID en position assise. Le véritable coût apparaît lorsque la lacune n’est découverte qu’à la suite d’une réclamation.