Les établissements s’inquiètent du clonage des identifiants d’accès, mais rarement du tiroir de bracelets retrouvés derrière la réception. Ce tiroir représente le risque le plus important, mais aussi le moins coûteux à supprimer.

Sur cette page
  1. Ce que la technologie peut et ne peut pas faire
  2. Les risques qui se matérialisent réellement
  3. Ce qu’un système de fermeture maîtrise — et ce qu’il ne maîtrise pas
  4. Clés de sécurité : règles de gestion
  5. Proportion

Ce que la technologie peut et ne peut pas faire

Un identifiant d’accès qui ne fait que présenter un identifiant peut être lu par toute personne disposant d’un lecteur RFID. Un système qui fait confiance à ce numéro fait donc confiance à quiconque peut le reproduire. Un identifiant d’accès qui s’authentifie — en prouvant son authenticité au lecteur RFID et en authentifiant celui-ci en retour — repose sur un autre modèle de sécurité, et non sur une simple version renforcée du premier.

Le modèle de sécurité dépend de l’installation, et non du bracelet. Il est essentiel de le connaître, car il détermine si l’identifiant d’accès physique constitue une clé ou une simple étiquette.

Un opérateur testant plusieurs modèles de bracelets RFID à un poste d’encodage
MATÉRIAU + USAGE / CONSTRUCTION RÉELLE

Les risques qui se matérialisent réellement

Des identifiants d’accès retrouvés qui ne sont jamais désactivés. Des identifiants du personnel encore actifs après le départ d’un salarié. Un client qui cède son bracelet à un ami à la sortie. Un stock de réémission accessible à toute personne présente derrière la réception. Un parc dépourvu de numérotation, qui empêche de répondre à toute question concernant un identifiant d’accès précis.

Aucun de ces risques n’a quoi que ce soit d’exceptionnel et tous relèvent des procédures. Un produit physique ne peut pas, à lui seul, y remédier.

Les cinq mesures de contrôle utiles :

  • Une procédure pour les identifiants d’accès retrouvés, avec une personne désignée chargée de leur rapprochement avec le système
  • Désactivation le jour même lors du départ d’un salarié, avec un suppléant désigné si le responsable est absent
  • Un système de fermeture à sens unique partout où le risque à maîtriser est la cession à un tiers
  • Un stock de réémission soumis aux mêmes mesures de sécurité que les espèces ou les passe-partout
  • Numérotation et indication des plages afin de circonscrire rapidement tout incident

Ce qu’un système de fermeture maîtrise — et ce qu’il ne maîtrise pas

Un système de fermeture à sens unique prouve que l’identifiant d’accès n’a pas été détaché. Il ne prouve pas l’identité de la personne qui le porte et n’empêche pas un client de céder un bracelet coupé si personne ne contrôle la fermeture.

Le dispositif physique et les procédures du personnel sont efficaces ensemble ou ne le sont pas du tout. Les signes d’altération doivent donc être identifiables en deux secondes : un échantillon de référence au point de contrôle est plus utile que de simples consignes.

Le test du tiroir

Demandez où sont envoyés les identifiants d’accès retrouvés par le service des étages et qui les désactive. Si la réponse est « dans un tiroir » et « personne », il s’agit du principal risque lié aux identifiants d’accès dans l’établissement, et sa suppression ne coûte rien.

Coupe physique montrant un transpondeur RFID scellé à l’intérieur d’un support tissé
PRODUCTION + CONTRÔLE / PROCESSUS RÉEL

Clés de sécurité : règles de gestion

Lorsqu’un système utilise des identifiants d’accès authentifiés, les clés appartiennent à l’établissement ou à son intégrateur et sont gérées selon les procédures de leur détenteur. La plupart des commandes n’en nécessitent pas, pas plus qu’un devis ou une revue technique.

Un fournisseur peu rigoureux dans la gestion de vos clés vous indique comment il traite celles de ses autres clients ; mieux vaut le découvrir en amont.

Proportion

La compromission d’un casier de club de plage et celle d’une chambre client n’ont pas les mêmes conséquences. Leur imposer le même niveau de sécurité conduit à dépenser inutilement pour l’un tout en protégeant insuffisamment l’autre.

La question utile est de savoir ce qu’ouvre un identifiant d’accès et quelles seraient les conséquences s’il se trouvait entre les mains d’une personne non autorisée. La réponse doit déterminer conjointement la technologie, le système de fermeture et les procédures, plutôt que de traiter ces choix séparément.

Règle de compatibilité

La compatibilité est confirmée par rapport au système de fermeture, à la technologie d’identifiant d’accès et aux exigences d’encodage de l’établissement avant la production. Nous ne revendiquons aucune compatibilité universelle.

Questions que cela soulève

01Faut-il s'inquiéter du clonage des identifiants d'accès ?+

Il faut moins s’inquiéter du clonage que des identifiants d’accès retrouvés dans un tiroir derrière la réception ou des identifiants du personnel encore activés après le départ d’un salarié. Ce sont les risques qui se matérialisent réellement, et ils relèvent des procédures plutôt que de la technologie.

02Un système de fermeture à sens unique sécurise-t-il un identifiant d’accès ?+

Il prouve que le bracelet n’a pas été détaché, ce qui limite sa cession à un tiers. Il ne prouve pas qui le porte et ne sert à rien si personne ne contrôle le système de fermeture. Le dispositif physique et les procédures du personnel ne sont efficaces qu’ensemble.

03Quel niveau de sécurité un identifiant d’accès de casier doit-il offrir ?+

Il n’a pas besoin d’être aussi sécurisé qu’un identifiant d’accès de chambre client. Imposer le même niveau aux deux entraîne une dépense excessive pour l’un et une protection insuffisante pour l’autre. Demandez ce que l’identifiant d’accès ouvre et quelles seraient les conséquences s’il se trouvait entre les mains d’une personne non autorisée.