La question n'est pas de savoir quelle méthode a la meilleure apparence le jour de l'approbation. C'est de savoir laquelle reste lisible à la fin de la période de port, sur ce matériau, dans cet environnement.

Sur cette page
  1. Les méthodes, classées selon leur vieillissement
  2. Les détails fins disparaissent en premier
  3. Adapter la méthode au support
  4. Une couleur qui doit avoir un sens
  5. Valider sur la forme du produit final

Les méthodes, classées selon leur vieillissement

L’impression dépose une couche en surface : elle offre les détails les plus fins et la gamme de couleurs la plus large, mais aussi la durée de vie la plus courte. Le marquage en creux intègre le motif au relief de la surface ; un remplissage coloré ajoute de la couleur dans le creux. La gravure laser retire de la matière pour révéler une couche plus foncée : elle convient au bois, mais pas au silicone. La couleur moulée forme le motif à partir de deux composés et ne s’efface pas.

Règle pratique : pour un port d’une journée, imprimez ; pour un séjour, marquez en creux ; sur une face en bois, gravez ; pour une couleur qui ne doit jamais s’effacer, utilisez le moulage.

Sérigraphie
Détails très fins et gamme de couleurs étendue. S’atténue sous l’effet des frottements et de la crème solaire.
Gaufrage en creux
Intégré au relief. Résiste au nettoyage et à l’usure. Une seule teinte.
Marquage en creux et remplissage coloré
Couleur logée dans le creux plutôt qu'en surface.
Gravure laser
Bois, bambou et liège. Marquage permanent. Non disponible sur silicone.
Couleur moulée
Ne peut pas s'effacer. Fixé au moment du réglage ; toute modification nécessite un nouveau lot.
Un opérateur testant plusieurs modèles de bracelets RFID à un poste d’encodage
MATÉRIAU + USAGE / CONSTRUCTION RÉELLE

Les détails fins disparaissent en premier

Les filets très fins, les petits caractères en réserve, le repérage précis de deux couleurs et les empattements délicats passent sur une épreuve à plat, mais échouent sur une surface incurvée, mobile et mouillée, présentée de biais.

Il faut choisir une graisse de caractère légèrement supérieure à celle préconisée par la charte graphique et simplifier les logos comportant des détails internes très fins. La véritable exigence est un marquage lisible à une longueur de bras sur un bracelet mouillé présenté de biais.

Adapter la méthode au support

Le silicone se prête à l’impression, au marquage en creux, au remplissage et à la couleur moulée, mais pas utilement à la gravure laser. Le bois et le liège se prêtent à la gravure, et non à l’impression : une couche imprimée s’use irrégulièrement sur leur texture naturelle et compromet l’intérêt du matériau. Les lanières tissées peuvent recevoir un motif jacquard ou une impression par sublimation thermique, dont les différences de détail et de durabilité sont comparables à celles du marquage en creux et de l’impression.

Imposer un traitement identique à quatre supports différents fait paraître défectueux celui qui s’y prête le moins. C’est pourquoi un même logo est généralement reproduit en entier sur une carte et simplifié sur une lanière.

Coupe physique montrant un transpondeur RFID scellé à l’intérieur d’un support tissé
PRODUCTION + CONTRÔLE / PROCESSUS RÉEL

Une couleur qui doit avoir un sens

Le silicone mouillé paraît plus foncé. Le soleil altère d’abord les pigments pâles. Le fil recyclé absorbe légèrement différemment la teinture d’un lot à l’autre. Lorsque la couleur identifie une catégorie ou une session, fondez le choix sur le contraste des teintes, contrôlez la palette à sec et à l’état mouillé, puis conservez une référence physique pour les nouvelles commandes plutôt qu’un simple nom de couleur.

Une palette convenue sur écran et approuvée sur un échantillon sec décevra sur un bracelet mouillé au crépuscule, c'est-à-dire précisément au moment où le personnel doit pouvoir le lire.

Valider sur la forme du produit final

Un visuel à plat ne montre ni un logo en relief sur une face incurvée, ni un marquage masqué par l’ombre du système de fermeture, ni le comportement de l’encre sur une courbe. Ces effets n’apparaissent que sur l’objet ; le graphisme doit donc être approuvé sur un échantillon représentatif de la production.

L’échantillon approuvé, la version du graphisme et la référence colorimétrique sont ensuite conservés ensemble dans le dossier de référence des nouvelles commandes. Chaque nouveau lot est ainsi comparé à un élément physique plutôt qu’à un souvenir.

Règle de compatibilité

La compatibilité est confirmée par rapport au système de fermeture, à la technologie d’identifiant d’accès et aux exigences d’encodage de l’établissement avant la production. Nous ne revendiquons aucune compatibilité universelle.

Questions que cela soulève

01Impression ou marquage en creux ?+

Choisissez l’impression pour un identifiant d’accès porté une journée et le marquage en creux pour un identifiant porté tout un séjour. La couche imprimée offre des détails plus fins, mais s’atténue aux endroits exposés à la crème solaire et aux manipulations. Le marquage en creux, intégré au relief, résiste au nettoyage et peut recevoir un remplissage coloré.

02Le silicone peut-il être gravé au laser ?+

Pas de manière pertinente. La gravure retire de la matière pour révéler une couche plus foncée, une technique adaptée au bois et au liège. Sur le silicone, une permanence comparable s’obtient par marquage en creux ou par couleur moulée.

03Pourquoi notre logo semble-t-il déformé sur la lanière tissée ?+

Parce que le tissage restitue les détails plus grossièrement que l’impression ou la gravure. Un logo adapté à une carte peut sembler défectueux s’il est tissé avec la même complexité. Il faut conserver le logo complet lorsque la surface le permet et employer un symbole simplifié dans le cas contraire.